Bruno Boudjelal

Algérie, clos comme on ferme un livre ?

  • 60e Prix Nadar
  • Texte : François Cheval
  • Le bec en l’air éditions (2015)
  • Dimensions 22.5 x 29 cm
  • 160 pages
  • Couverture : souple, jaquette imprimée avec une encre métallique
  • Bilingue français/anglais
  • ISBN 978-2-36744-063-7

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Avec ce titre, emprunté aux paroles de l’hymne national algérien, Bruno Boudjelal éclaire une histoire qui est autant la sienne que celle de l’Algérie contemporaine. Sans doute faut-il aussi entendre à travers ce « clos comme on ferme un livre » un lent processus de questionnement intime pour l’artiste qui achève ici la réappropriation de son histoire personnelle pour se confronter au présent d’un pays complexe.

Il est désormais possible de voyager en Algérie et Bruno Boudjelal saisit cette liberté nouvelle pour explorer le pays de ses origines d’est en ouest, dans un road movie saisissant qui croise tout aussi bien le fantôme de Frantz Fanon que des jeunes immigrés clandestins en route pour l’Europe.
Un récit photographique dont la chromie singulière renvoie aux incertitudes d’un peuple.

«On ne sait par quel subtil décalage mais le voyage de France vers l’Algérie est un voyage impossible. La perspective est faussée. Le regard sera toujours opaque. Il faut changer radicalement d’échelle, ne plus poser de questions à la photographie, mais simplement scruter ce qui surgit au gré du rythme des transports. Au lieu d’une clameur méditerranéenne, on ne peut trouver que le silence et la lumière. Dans la capture de ce mutisme se révèle une analyse des plus perspicaces du Maghreb contemporain. Tous les protagonistes du drame sont affectés du même virus : l’ennui. À chaque étape de ce voyage, les mêmes événements se reproduisent n’en faisant plus qu’un. Le présent s’impose dans son immobilité avec un caractère inéluctable que rien ne disloque. Il se déroule de lui-même par nécessité interne. C’est le cours naturel des choses qui l’emporte sur l’envie de changement. Un monde s’achève mais ne se clôt pas.»

Extrait du texte de François Cheval