Jane Evelyn Atwood

Pigalle People 1978–1979

Nouveau produit

Livre signé

Exposition aux Rencontres d'Arles jusqu'au 23 septembre 2018

Un rare témoignage sur la Pigalle de la fin des années 1970, par l'un des plus grands photographes d'aujourd'hui.

  • Le Bec en l'air (2018)
  • 160 pages, 70 photographies en noir et blanc
  • 16 x 22,5 cm 
  • couverture cartonnée, dos toilé
  • ISBN 978-2-36744-126-9

Plus de détails

5 Produits

36,00 € TTC

En savoir plus

Pigalle, 1978. Jane Evelyn Atwood, jeune Américaine arrivée à Paris quelques années plus tôt, vient de consacrer son tout premier reportage photographique aux prostituées de la ville. Elle y affirme d’emblée ce que seront les principes de son œuvre : temps long, immersion, respect et empathie. Et l’univers de la nuit la fascine. Elle continue de l’explorer. Elle déambule dans les petites rues qui grimpent du boulevard de Clichy vers les Abbesses : rue Lepic, rue Houdon, et la rue des Martyrs… C’est le quartier des transsexuelles, avec ses bars connus des seuls habitués, sa chaleur, ses joies, sa violence aussi, les touristes attirés par la vie nocturne mais peu enclins à s’éloigner du boulevard, et les passes à cent francs.

Un jour la photographe voit deux transsexuelles entrer dans un immeuble. Elle les suit et leur demande de les photographier. C’est là que ce livre commence. Les images qu’il rassemble ont été réalisées sur une période d’un peu plus d’un an.

Dans le très beau texte qui les accompagne, Jane Evelyn Atwood écrit : « Quand, en 1979, j’ai photographié les trans de Pigalle telles que je les ai vues, je n’ai pas pu capter leur vraie nature. Leur vie est difficile, elles sont ridiculisées, craintes, ostracisées, reléguées aux marges par la société. Et elles sont très compliquées. Il y a un chagrin au plus profond d’elles, trop profond pour être enregistré par un appareil photo, presque trop enfoui pour y accéder avec des mots. C’est intime et confidentiel, un secret même pour elles. »

Puis vinrent les années 1980 et le sida. Les descentes de skinheads, puis les lois contre le racolage, ont contraint les dernières d’entre elles à quitter le quartier. Avec leur départ a disparu le Pigalle que raconte ce livre plein de compassion et de lucidité.

Accessoires